Comptabilité taxi et VTC : faut-il un expert-comptable ou un logiciel ?
Un soir de fin de mois, vous alignez les relevés de plateformes, les tickets de péage, la facture du garage et un carnet de courses griffonné sur le siège passager. Vous vous demandez si un logiciel de 9 € par mois va suffire, ou si vous jouez avec le feu en ne payant pas un expert-comptable.
Prenez l’image du GPS. Sur une route dégagée, il vous mène sans vous poser de questions. Dès qu’il y a des travaux, une déviation ou un péage inattendu, vous préférez un copilote qui connaît la région. La comptabilité fonctionne pareil : le logiciel suffit tant que la route est simple.

Ce guide vous aide à repérer le moment où la route se complique. Il compare le coût d’un comptable et d’un logiciel, le choix entre micro-entreprise, réel et société, et la TVA sur le transport de voyageurs. Les chiffres viennent de pages consultées en octobre 2026.
L’essentiel en trente secondes
- Micro-entreprise : un logiciel de comptabilité ou de facturation suffit généralement. Plusieurs solutions sont gratuites ou coûtent moins de 15 € HT par mois.
- Société (EURL ou SASU) : un expert-comptable peut être particulièrement utile pour gérer la comptabilité complète, établir le bilan et traiter la paie du dirigeant.
- TVA sur le transport de voyageurs : le taux de 10 % s’applique à certaines prestations de transport de voyageurs, tandis que certaines prestations annexes peuvent relever du taux de 20 %. Le transport conventionné par la CPAM peut bénéficier d’une exonération sous conditions.
- Deux seuils distincts : le seuil de 83 600 € HT concerne le régime micro selon les règles applicables, tandis que le seuil de 37 500 € HT est associé à la franchise en base de TVA pour certaines activités de services. Vérifiez les seuils en vigueur selon votre activité et l’année concernée.
- Abattement forfaitaire : le régime micro applique un abattement de 50 % dans certaines catégories de prestations de services. Si vos frais professionnels réels sont nettement supérieurs, le régime réel peut être plus avantageux.
Quel profil êtes-vous ? La réponse en un tableau
Avant le détail, voici un repère rapide. Il part de votre statut, car c’est lui qui fixe la quantité de comptabilité que vous devez produire. Repérez votre ligne, puis lisez la suite pour comprendre le pourquoi.
| Votre situation | Ce qui suffit en général | À partir de quand changer |
| Micro-entreprise, chiffre d’affaires sous 37 500 € HT | Un logiciel gratuit ou à moins de 15 € par mois | Dès que vous approchez du seuil de TVA ou que vos frais pèsent plus de 60 % du chiffre d’affaires |
| Micro-entreprise, entre 37 500 € et 83 600 € HT | Un logiciel, avec un point ponctuel chez un comptable pour la TVA | Si vous hésitez à passer au réel ou en société |
| Entreprise individuelle au réel | Un comptable en ligne, ou un logiciel solide si vous êtes à l’aise | Dès que vous achetez un véhicule ou employez quelqu’un |
| EURL ou SASU | Un expert-comptable | Dès la création : bilan, liasse fiscale et paie du dirigeant |
Ce que la comptabilité d’un taxi ou d’un VTC doit vraiment produire
La charge de travail dépend du statut, pas du métier. Un taxi et un VTC en micro-entreprise ont les mêmes obligations de base. Un taxi en société a les mêmes obligations que n’importe quelle société. Le tableau ci-dessous les compare.
| Micro-entreprise | Entreprise individuelle au réel | Société (EURL, SASU) | |
| Comptabilité | Livre des recettes et conservation des justificatifs | Comptabilité complète : journaux, bilan, compte de résultat | Comptabilité complète, avec approbation et dépôt des comptes au greffe |
| Déclarations | Chiffre d’affaires à l’Urssaf, puis à l’impôt | Liasse fiscale, déclaration de résultat | Liasse fiscale, impôt sur les sociétés, comptes annuels |
| Frais réels | Non : abattement forfaitaire de 50 % | Oui, vous déduisez vos frais réels | Oui, la société déduit ses charges |
| Compte bancaire | Compte dédié obligatoire si le chiffre d’affaires dépasse 10 000 € deux années de suite | Compte conseillé pour séparer les flux | Compte professionnel obligatoire au nom de la société |
Le point à retenir : en micro, la comptabilité tient dans un tableau de recettes. Dès le réel ou la société, elle devient un vrai métier, avec des écritures, des pièces justificatives et des délais. C’est là que se joue l’arbitrage entre logiciel et comptable.
Si vous êtes en micro, notre guide Gérer sa comptabilité en micro-entreprise sans expert-comptable détaille la tenue du livre de recettes.
Deux compteurs à ne pas confondre : plafond micro et franchise de TVA
Un taxi a un taximètre. Votre comptabilité en a deux, et ils ne tournent pas à la même vitesse. Le premier mesure votre appartenance au régime micro. Le second mesure votre franchise de TVA. Beaucoup de chauffeurs confondent les deux.
| Compteur | Seuil | Ce qui se passe quand vous le dépassez |
| Plafond de la micro-entreprise (services) | 83 600 € HT | Vous sortez du régime micro. Ce seuil est valable pour 2026 à 2028 selon la CCI |
| Franchise en base de TVA (services) | 37 500 € HT | Vous devenez redevable de la TVA : au 1er janvier suivant sous 41 250 €, plus vite au-delà |
| Seuil majoré de la franchise | 41 250 € HT | La TVA devient due en cours d’année |
Concrètement, un chauffeur peut rester en micro-entreprise tout en facturant la TVA. À 55 000 € HT de chiffre d’affaires, il est toujours en micro (sous 83 600 €), mais il n’est plus en franchise de TVA (au-delà de 41 250 €). Il facture alors la TVA à ses clients.
Cette bascule se prépare. La TVA collectée n’est pas un revenu : elle est reversée à l’État. Elle change aussi vos prix : un client qui paie 100 € TTC vous laisse 90,91 € HT et 9,09 € de TVA à reverser, au taux de 10 %.
Pour les seuils et la mention sur facture, vous pouvez aussi lire notre article TVA et auto-entrepreneur : seuils de franchise 2026.
La TVA sur le transport de voyageurs : taux, franchise et récupération
Quel taux appliquer à une course de taxi ou de VTC ?
Le taux réduit de 10 % s’applique au transport de voyageurs. Les sources consultées précisent deux conditions : la tarification est liée à la distance et la destination est fixée à l’avance. Pour une course classique, c’est le cas.

Le taux de 20 % revient dans des cas particuliers, comme une mise à disposition facturée à l’heure ou une prestation annexe. Le classement de ces cas n’est pas toujours tranché. Si vous en facturez régulièrement, faites valider le taux par un comptable.
| Prestation | Taux | Ce que disent les sources consultées |
| Course de A vers B, facturée à la distance | 10 % | Transport de voyageurs, destination fixée à l’avance (article 279, b quater du CGI) |
| Course facturée à la durée, mise à disposition | 20 % | Dougs classe ce cas au taux normal. À confirmer avec votre comptable |
| Prestations annexes : boissons, Wi-Fi, bagages | 20 % | Même source : ce qui n’est pas du transport pur suit le taux normal |
| Transport conventionné CPAM | Exonéré | Selon BVTC, ces courses sont exonérées de TVA |
La franchise en base : ce que dit la mention sur la facture
Tant que votre chiffre d’affaires reste sous 37 500 € HT, vous pouvez rester en franchise de TVA. Vous ne facturez pas de TVA et vous ne la récupérez pas non plus. La facture porte la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».
Une réforme prévoyait d’abaisser ces seuils, puis elle a été suspendue. Selon la CCI de Lyon, aucune modification des seuils n’a été adoptée dans la loi de finances 2026. Les 37 500 € et 41 250 € restent donc en vigueur pour les prestations de services.
Attention aux sites qui citent « article 293 bis » : la mention exacte est 293 B. Et sur la date exacte à partir de laquelle la TVA est due après le seuil majoré, les sources divergent. Vérifiez sur le site de l’administration avant de la figer dans vos modèles.
Quelle TVA pouvez-vous récupérer ?
La règle de fond est simple : vous récupérez la TVA sur vos achats seulement si vous êtes vous-même assujetti à la TVA. Ce n’est pas le fait d’être en micro ou en société qui compte, c’est le fait d’être sorti de la franchise.
| Dépense | Sous franchise en base | Assujetti à la TVA |
| Carburant | TVA non récupérable | Récupérable si le véhicule est affecté exclusivement au transport de personnes |
| Véhicule ou leasing | TVA non récupérable | En principe exclue pour une voiture particulière, sauf voiture de transport avec chauffeur affectée exclusivement à l’activité |
| Entretien, péages, lavage | TVA non récupérable | Récupérable sur facture originale |
| Commission de plateforme | TVA non récupérable | Récupérable si la facture de la plateforme porte de la TVA |
Certains sites écrivent que la TVA n’est récupérable qu’en société. Les sources les plus précises disent plutôt que tout dépend de l’assujettissement. Le cas du véhicule reste le plus technique : l’usage mixte, même partiel, peut faire perdre le droit à déduction.
Pour émettre des factures correctes, y compris pour les courses de plus de 25 € TTC, voyez notre guide Facture VTC et taxi : modèle et mentions obligatoires.
Taxi conventionné CPAM : le cas à part
Les courses de transport sanitaire conventionné sont exonérées de TVA. Si vous mélangez des courses exonérées et des courses à 10 %, la récupération de TVA sur vos achats se complique, car une partie seulement est déductible. C’est un cas où un comptable se justifie dès le départ.
Micro-entreprise, entreprise individuelle au réel ou société : comment choisir ?
Choisir son statut revient à choisir entre un forfait téléphonique et une facture détaillée. Le forfait est simple, mais vous payez pour ce que vous n’avez pas consommé. La facture détaillée vous fait payer exactement vos frais, au prix d’un peu plus de paperasse.
La micro-entreprise est le forfait : l’administration suppose que 50 % de votre chiffre d’affaires part en frais, quels que soient vos vrais frais. Le réel et la société sont la facture détaillée : vous déduisez ce que vous avez réellement dépensé.
| Micro-entreprise | EI au réel | EURL à l’IS | SASU à l’IS | |
| Plafond de chiffre d’affaires | 83 600 € HT | Aucun | Aucun | Aucun |
| Frais déduits | Abattement forfaitaire de 50 % | Frais réels | Charges réelles de la société | Charges réelles de la société |
| Cotisations sociales | 21,2 % du chiffre d’affaires | Calculées sur le bénéfice | Environ 45 % de la rémunération (source citée) | Environ 75 % du salaire brut (source citée) |
| Impôt | Impôt sur le revenu, versement libératoire de 1,7 % possible sous conditions | Impôt sur le revenu | IS : 15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 % | IS : 15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 % |
| Comptable | Optionnel | Utile | Indispensable en pratique | Indispensable en pratique |
Les taux de cotisations en société sont des ordres de grandeur donnés par une page éditeur. Ils varient avec votre rémunération et votre situation. Faites-les chiffrer par un professionnel avant de choisir.
L’exemple qui montre quand le réel devient intéressant
Imaginons un chauffeur à 36 000 € HT de chiffre d’affaires par an, sous le seuil de TVA. En micro, on lui compte 18 000 € de frais forfaitaires, et ses cotisations sont de 21,2 % de 36 000 €, soit 7 632 €. Voyons ce qui se passe au réel selon ses frais.
| Frais réels (en % du chiffre d’affaires) | Bénéfice réel | Cotisations micro (21,2 %) | Cotisations au réel (40 à 45 %) | Écart sur les cotisations |
| 50 % soit 18 000 € | 18 000 € | 7 632 € | 7 200 à 8 100 € | À peu près nul |
| 60 % soit 21 600 € | 14 400 € | 7 632 € | 5 760 à 6 480 € | 1 150 à 1 870 € de moins au réel |
| 70 % soit 25 200 € | 10 800 € | 7 632 € | 4 320 à 4 860 € | 2 770 à 3 310 € de moins au réel |
Ce tableau est une simulation pédagogique, pas un calcul fiscal. Les taux de cotisations au réel (40 à 45 %) sont une hypothèse de travail. Les frais d’un chauffeur à plein temps sont parfois présentés entre 50 et 65 % du chiffre d’affaires, sans source officielle.
La lecture est claire. À 50 % de frais, la micro et le réel se valent. À 60 %, le réel économise déjà plus de 1 000 € de cotisations, mais un comptable coûte 600 à 1 200 € par an : l’avantage est mince. À 70 %, l’économie justifie largement l’accompagnement.
Et l’impôt ? En micro, la base imposable est toujours de 18 000 €. Au réel, elle est égale au bénéfice : 18 000 €, 14 400 € ou 10 800 € selon les frais. L’écart (0, 3 600 ou 7 200 €) s’ajoute aux cotisations, et pèse plus si votre tranche d’imposition est élevée.
Quand la société s’impose
La société ne se justifie pas parce qu’elle semble plus sérieuse. Elle se justifie dans des cas précis : le chiffre d’affaires s’approche du plafond de 83 600 €, les frais sont élevés, vous voulez vous associer ou acheter plusieurs véhicules, ou vous voulez arbitrer entre salaire et dividendes.
En contrepartie, la société impose une comptabilité d’engagement, un bilan, une liasse fiscale et des bulletins de paie si vous vous versez un salaire. Le dépôt des comptes au greffe s’ajoute. Ce travail ne se fait pas sans compétence.
Si vous êtes encore en micro et hésitez, relisez d’abord Gérer sa comptabilité en micro-entreprise sans expert-comptable pour mesurer ce que vous pouvez faire seul.
Combien coûte un expert-comptable, et combien coûte un logiciel ?
Les honoraires d’un comptable sont libres : ils dépendent de la taille de l’activité, du volume de pièces et du niveau de service. Les fourchettes ci-dessous sont des repères publics, pas des devis. Comparez toujours ce que le forfait inclut réellement.
| Solution | Coût indicatif | Ce que vous obtenez |
| Logiciel gratuit : Indy Essentiel, Abby Basique, Tiime Free | 0 € | Facturation, suivi du chiffre d’affaires. Abby inclut le livre de recettes et l’alerte de seuil de TVA |
| Logiciel payant d’entrée de gamme | Environ 9 à 15 € HT par mois | Indy dès 9 € (Plus) et 15 € (Autonomie) ; Abby 9 € (Start) et 15 € (Pro) ; Tiime 9,99 € (Initial) |
| Logiciel avancé | 17,99 à 33 € HT par mois | Tiime Smart à 17,99 €, Abby Business à 33 € au tarif catalogue |
| Comptable en ligne pour une petite structure | 600 à 1 200 € par an, forfaits dès environ 49 € par mois | Tenue, déclarations, conseil, souvent à distance |
| Cabinet traditionnel pour une petite structure | 1 200 à 3 000 € par an | Suivi personnalisé, rendez-vous, conseil |
| Prestations à l’acte | Bilan annuel : 1 000 à 1 500 €. Création : 80 à 600 € | Utile pour un besoin ponctuel |
Sur une année, l’écart est net : un logiciel coûte de 0 à 180 € quand un comptable coûte de 600 à 3 000 €. Mais les deux ne rendent pas le même service. Le logiciel classe et calcule. Le comptable conseille, signe et engage sa responsabilité.

À titre d’exemple, un cabinet strasbourgeois partenaire d’Uber affiche 480 € TTC par an en auto-entreprise, 100 € HT par mois en entreprise individuelle et 120 € HT par mois en société. Les grilles varient fortement d’un cabinet à l’autre.
Un détail utile : au réel ou en société, les honoraires du comptable sont des charges déductibles. Le coût réel pour vous est donc inférieur au prix affiché, à hauteur de votre taux d’imposition ou d’impôt sur les sociétés.
Quand un logiciel suffit, et quand il faut un expert-comptable
Le logiciel est un kit de réparation : il règle bien les pannes simples, comme une crevaison ou une ampoule. L’expert-comptable est le garagiste : on lui confie le moteur. Personne ne démonte un moteur avec un kit, mais personne n’appelle un garagiste pour regonfler un pneu.
Le logiciel suffit si
- vous êtes en micro-entreprise et vous restez sous les seuils de TVA ;
- votre activité se limite à des courses facturées au même taux ;
- vous acceptez de classer chaque mois vos pièces et de relire les chiffres ;
- vous n’avez ni salarié, ni associé, ni investissement lourd.
L’expert-comptable devient nécessaire si
- vous créez une EURL ou une SASU : bilan, liasse fiscale et approbation des comptes ne se font pas seul ;
- vous achetez un véhicule, une autorisation de stationnement ou du matériel, ce qui pose des questions d’amortissement à faire valider ;
- vous mélangez courses exonérées, à 10 % et à 20 %, ce qui complique la TVA déductible ;
- vous dépassez le seuil de TVA et ne savez pas comment adapter vos prix ;
- vous employez quelqu’un, ou vous recevez un courrier de contrôle.
Ma règle : tant que vous êtes en micro, commencez par un logiciel. Dès que vous passez en société, prenez un expert-comptable. Entre les deux, le meilleur compromis est souvent un comptable en ligne pour un ou deux rendez-vous par an.
Quel logiciel pour un taxi ou un VTC ?
Trois outils reviennent souvent chez les indépendants : Indy, Abby et Tiime. Tous trois ont une offre gratuite et des formules payantes. Le bon choix dépend moins du prix que de ce que vous attendez : automatisation, alertes ou compte professionnel.
| Indy | Abby | Tiime | |
| Pour qui | Taxi et VTC qui veulent une comptabilité automatisée, une page taxi dédiée existe | Micro-entrepreneur qui démarre et veut surveiller ses seuils | Chauffeur qui veut un compte professionnel et un accès pour son comptable |
| Offre gratuite | Essentiel à 0 € | Basique à 0 € : livre des recettes, alertes de seuil de TVA, facturation électronique | Free à 0 € : facturation électronique, devis et factures illimités |
| Offres payantes | Plus dès 9 € HT par mois, Autonomie dès 15 € HT par mois | Start 9 €, Pro 15 €, Business 33 € HT par mois (tarif catalogue) | Initial 9,99 €, Smart 17,99 €, Business 24,99 € HT par mois pour une micro-entreprise |
| Point fort | Comptabilité automatique à partir de votre compte bancaire | Alerte de seuil et déclaration Urssaf dès 9 € | Compte pro avec IBAN et carte dans les offres payantes ; collaboration avec un comptable dans Smart et Business |
| Limite | Un logiciel ne remplace pas le conseil en cas de société | La déclaration Urssaf n’est pas dans l’offre gratuite | Le compte pro se trouve dans les offres payantes, pas dans Free |
Indy est mon premier réflexe pour un chauffeur de taxi ou de VTC, car il propose une page dédiée et automatise la comptabilité à partir du compte bancaire. Abby est idéal pour un micro-entrepreneur qui veut surtout ne pas rater un seuil. Tiime séduit celui qui veut un compte pro et un accès pour son comptable.
Un logiciel ne vous protège pas d’un mauvais choix de statut. Il applique les règles du statut que vous avez choisi. Si vous hésitez entre micro et société, demandez d’abord un avis humain, puis choisissez l’outil.
Vérifiez toujours les prix sur le site de l’éditeur avant de vous abonner : les offres et promotions changent.
Ma recommandation selon votre situation
| Votre situation | Ce que je ferais |
| Vous démarrez en micro, chiffre d’affaires prévu sous 37 500 € | Prendre un logiciel gratuit ou à 9 €, tenir le livre de recettes à jour, surveiller le seuil de TVA |
| Vous êtes en micro et vous approchez de 37 500 € | Garder le logiciel, prévoir un rendez-vous avec un comptable pour la TVA et la tarification |
| Vos frais dépassent 60 % de votre chiffre d’affaires | Chiffrer le passage au réel avec un comptable en ligne |
| Vous créez une EURL ou une SASU | Prendre un expert-comptable dès le premier jour |
| Vous faites du transport conventionné ou avez plusieurs véhicules | Faire appel à un comptable dès le départ, à cause de la TVA mixte et des immobilisations |
Retenez une idée : ne payez pas un service dont vous n’avez pas encore besoin, et ne gardez pas un outil gratuit quand votre structure le dépasse. Le moment charnière est celui où vous passez en société.
Choisissez un outil adapté à votre activité
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Indy : pour démarrer avec un outil de gestion adapté aux indépendants et aux chauffeurs.
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Abby : pour gérer votre micro-entreprise et suivre vos seuils de chiffre d’affaires.
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Tiime : pour ceux qui recherchent une solution combinant facturation et gestion de compte professionnel.
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FAQ : vos questions sur la comptabilité des taxis et des VTC
Un chauffeur de taxi ou de VTC est-il obligé d’avoir un expert-comptable ?
Non, aucune règle n’impose de recourir à un expert-comptable. En revanche, en société, vous devez produire des comptes annuels, une liasse fiscale et approuver les comptes. En pratique, presque tous les gérants se font accompagner.
Quel taux de TVA pour une course de taxi ou de VTC ?
Le taux est de 10 % pour le transport de voyageurs facturé à la distance, avec une destination fixée à l’avance. Les courses facturées à la durée et les prestations annexes peuvent relever du taux de 20 %. Le transport conventionné CPAM est exonéré.
Un VTC en micro-entreprise bénéficie-t-il de la franchise de TVA ?
D’après les sources consultées, oui, tant que le chiffre d’affaires reste sous 37 500 € HT. Il facture alors sans TVA, avec la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Au-delà, il devient redevable de la TVA à 10 %.
Combien coûte un expert-comptable pour un chauffeur de taxi ?
Comptez de 600 à 1 200 € par an pour un comptable en ligne sur une petite structure, et de 1 200 à 3 000 € en cabinet traditionnel. Un bilan à l’acte coûte de 1 000 à 1 500 €. Demandez toujours ce que le forfait inclut.
Quand passer de la micro-entreprise à la société ?
Quand vos frais réels dépassent nettement les 50 % de l’abattement, quand votre chiffre d’affaires approche 83 600 €, ou quand vous voulez vous associer ou acheter plusieurs véhicules. À ce stade, faites chiffrer le passage par un expert-comptable.
Peut-on récupérer la TVA sur son véhicule de taxi ou de VTC ?
Seulement si vous êtes assujetti à la TVA. Pour un véhicule de transport de personnes affecté exclusivement à l’activité, la déduction est en principe possible. Un usage privé peut faire perdre ce droit. Faites valider chaque cas par un comptable.
🔎 Pour aller plus loin
Sources consultées : CCI Paris Île-de-France, franchise en base de TVA (mise à jour du 25/06/2026), CCI Lyon Métropole, réforme du seuil de TVA non retenue et Dougs, comptabilité des chauffeurs VTC.









